019

L'homme est un brouillard,
La mort, un vent.

018

Un rien,
une infinité,
celle de l'onde du corps,
comme celui du vésuve,
par des pensées froides.

017

J'ai parlé déjà des mosaïques que l'on touche avec les doigts amoureux
d'avoir caressé des nuits entières de brumes et de miel des paradis locaux,
des nappes de touches gazeuses, flexibles, sensibles.
Et la vie qui s'étend.

016

Ma chère,

Je suis une machine à écrire,
sans pages et sans touches,
sans langage ni ratture,
je suis logovome et
salit la langue locale
Et multiplie le temps
vide et violet de la pâte à oiseau
qui meure de voler.

015

J'ai craché sur un candelabre abandonné. Je t'aimais

014

La voix des fils égaux fusillés
gémit dans le vent glacial sans haine
percé comme l'art mûre d'éponges
que les planctons sous les vagues éclairent.

013

Ma voix se voit
et voile ma voie,
voilà, vois là.

012

Ton aurore aura raison,
Le ciel sera rouge,
Les voisins du monde
Reconnaitrons ta vaste figure
Et les oscillations du passé.
Sans avoir peur,
Sans avoir peur.

011

En attente

010

Je partage mon soleil avec 6 milion et demi de personnes
et tout le monde fait caca tout seul,
voila l'expression du misérable de la condition humaine.

009

J'étais déjà cinq à l'epoque, le ciel était noir, tout le monde était mort
et la prairie détalait à perte de vue.

008

Le matelot sortira une page blanche et de sa redingote, son plus beau porte plume.
Traçant à vive allure sur la feuille, avec gestuelle et emphase, un message à la mer en un souffle,
il riera pour un temps de tout ces marins d'eau douce qui se dévoient, trouvés dans les bars à boire,
se souciant plus d'une catin d'un soir que de la marée-muse qui les emporterait à jamais si ils y trempaient le pied.
A leur mémoire, il jette un verre dessus une épaule rayée du blanc de l'écume des jours et de l'outre mer il n'y rien à voir.
Il rie fort et part en boitant.

007

Autant le dire, j'étais seul face à ma recherche acharnée de l'amour.
Même si je ne l'eu jamais trouvé, je sentais sa présence et l'écorce
encore fraiche de sa peau déjà salie par mes doigts et pincée dans
l'espace entre mes cannines et les autres dents: suintant, endolorie, rougie
par mes labourages quotidiens et ses lobes chauds collés au palais,
immitant une mathématique religieuse...
Enfin, elle méritait cette correction: le temps passé à phantasmer toute idylle
me rendait inferieur et me fit sombrer en amour.

006

Il y a dans l'air quelque chose de gros et de bleu.
C'est une fille nue dans un coin.
Dans un coin de ma tête de chat
Dont les moustaches caressent vos sourires.

Je suis gourd et velu, j'aime les caresses et les pathés.
Vous êtes belle et marine, vous respirez comme les nuages.

005

Dans ma famille un soir de fête, je pensais à ma double vie.
La mienne est celle de mon double. C'est un "double on".
J'ai envie d'oublier et fait mine, c'est un fait.
Je veut faire disparaitre ce double comme une fumée.
Il a l'air sec et froid et le son de sa voie est proche de celui du fantôme.
Il me faut le voire mourire en m'unissant à lui en fusion totale.
Comme le chat digère le rat.
J'hinalerais sa fumée, il ne sera plus qu'un souvenir dans mon poumon gauche.
Son ombre ne hantera plus mon miroir, je pourrais être moi.
Il saura être moi.

Mais je rêve un peu trop; je déteste mon frère jumeau.

004

Le temps d'un batement de cil, je créé un morceau,
Dont les rythmes sont essentiels.
Basé sur ma cardio-pile,
Il tuerait l'animal

003

Le frère de mes frères a vécu dans la peure mystère d'être mes pères, et mon père, d'être moi. Ce qui n'arrangea rien. Il ne faut pas avoir peure d'arranger les choses, même avec du fil d'araignée, même avec l'ombre d'un fil d'araignée. Avec ma famille, le soir, dans le village, tous les chats sont gris sombre et marchent entre les palettes entassées de la fabrique de mosaïque.
Mes frères sont eux aussi mosaïstes. L'ainé s'appelle Moïse, la plus petite, Loïca. C'est jolie "Loïca", on dirait le chant d'une grenouille, le soir, quand les chats sont gris sombre au village. Ces soirs là, je me promène dans les rues. Les murs sont noirs et les fenêtres sont jaunes, comme dans les dessins de nuit.
J'arrive sur la grand place.
Il est écrit dans une grande mosaïque colorée:

"Ton aurore aura raison"

002

Je suis le silence libéré et le portrait baveux.
Je suis l'arche géodésique des animeaux de la forêt.

001

Ici est le miroire de l'autre. De l'ombre de ses doutes et la réponses à ses peures.
Les points sont en suspentions autour de lui. D'une faconde je ferais un point d'honneur.
La lumière vieillie retournera ses mots et offriront des portes aux impasses de ses décors simples.

Il suffit de voir, de lire et de sentire en chuchotant comme si l'on savait:

-Leurs oreilles sont devenues poussières.
-Son histoire n'a pas donné de suite.
-Pour les têtes velues des rois dans les paniers.


Parce que j'aime comme il abîme.